| Un réseau électrique vert pour l'Europe en mer du nord |
| Écrit par bulletins-electroniques.com | |||
| 15-01-2010 | |||
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Vers un marché commun de l'électricité : Lors d'une réunion du Conseil de l'énergie à Bruxelles le 7 décembre 2009, neuf pays européens [1] ont signé un accord pour développer un gigantesque réseau électrique offshore en mer du Nord et mer d'Irlande : il s'agirait de relier entre elles diverses installations produisant des énergies renouvelables (centrales éoliennes, solaires et hydroélectriques) par des milliers de kilomètres de câbles high-tech, afin de compenser la production irrégulière des différentes centrales électriques vertes et leur difficulté de stockage par un transport à grande échelle de l'électricité. Le Ministère fédéral allemand de l'économie et de la technologie (BMWi) a confirmé que des premières réunions de travail auraient lieu dès le mois de janvier 2010. Les pays concernés devraient signer une déclaration d'intention d'ici à l'automne 2010 afin de mettre en place un réseau sous-marin à haute tension dans un délai de dix ans. De grands producteurs et fournisseurs d'énergie sont aussi associés aux négociations. Il s'agirait du premier réseau énergétique européen impliquant autant de pays. Le réseau de la mer du Nord demanderait à lui seul des investissements de l'ordre de 20 à 30 milliards d'euros d'ici à 2030. Par comparaison, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) estime que le total des investissements dans les réseaux de transport européens d'électricité sera de 187 milliards d'euros d'ici 2030. Le financement du futur réseau européen impliquerait donc des investissements de taille non seulement de la part des autorités gouvernementales des Etats impliqués mais aussi des investisseurs privés et des groupements financiers. La commission européenne a déjà mis à disposition 565 millions d'euros en décembre 2009 pour la première phase du projet, auxquels devraient s'ajouter 165 millions d'euros qui reviendront au réseau de la mer du Nord (North Sea Grid). Dans le cadre de ce super-réseau européen, des câbles sous-marins à haute tension établis dans la mer du Nord pourraient relier des parcs éoliens offshore situés au large des côtes allemandes et britanniques avec des centrales hydroélectriques norvégiennes, des installations marémotrices belges et danoises ainsi que des parcs solaires et éoliens implantés sur la terre ferme de différents partenaires européens. Ce réseau international permettrait ainsi de compenser les fluctuations météorologiques dans diverses régions et assurerait un approvisionnement fiable en électricité verte, y compris aux heures de pointe. Il servirait à accroître la sécurité énergétique des pays signataires, tout en aidant à optimiser la production éolienne offshore d'électricité.
En Allemagne, le gouvernement souhaite quadrupler (de 7% actuellement à 25%) d'ici 2025 la part d'énergie éolienne dans la production électrique [2], et assurer la moitié de l'approvisionnement électrique d'ici 2030 avec des énergies renouvelables (EnR). Actuellement, d'après l'EWEA, plus de 100 GW de projets en éolien offshore sont en cours, susceptibles de couvrir à l'avenir plus de 10% de l'approvisionnement énergétique européen. Ainsi, le réseau international aiderait l'Union européenne elle-même à atteindre ses objectifs en matière de production d'EnR pour 2020 et 2030 (objectif 2020 : 20% d'électricité de source EnR). Selon l'Agence européenne de l'environnement, les éoliennes pourraient fournir plus de 3.000 TWh d'ici 2030, ce qui représente presque 80% de la consommation électrique européenne estimée. Au-delà du défi technique de la construction d'un réseau européen en mer intégrant les 40 GW d'énergie éolienne offshore attendus d'ici à 2020, et les 150 GW d'énergie éolienne offshore attendus d'ici 2030, les défis principaux demeurent la réglementation et l'autorité de gestion d'un tel réseau, et notamment son intégration dans l'initiative européenne. Un super-réseau européen ne pourra pas voir le jour sans une vision européenne globale, impliquant un véritable engagement de la Commission européenne, du Réseau européen des gestionnaires de réseau de transport d'électricité (REGRT-E, [3]), d'associations telles que l'EWEA, ainsi qu'une forte coopération entre les Etats membres, et un accès au financement. -- [1] L'Allemagne, la Grande-Bretagne, la France, la Belgique, le Danemark, les Pays-Bas, l'Irlande, le Luxembourg et la Norvège [2] En particulier, Alpha Ventus est le premier parc éolien offshore allemand, qui a commencé en août 2009 à injecter de l'électricité sur le réseau allemand. Il doit approvisionner 50.000 foyers en électricité. Informations supplémentaires : "La douzième et dernière éolienne du parc éolien offshore "Alpha Ventus" est érigée", BE Allemagne 462 - www.wind-energie.de - 04/12/2009 [3] REGRT-E : réseau européen créé le 19 décembre 2008, qui réunit 42 gestionnaires européens de réseau de transport, qui ont créé l'organisation GRT prévue par le troisième paquet "marché intérieur" de la Commission Européenne. Source :
"Réseau électrique européen en mer : vers un marché commun de l'électricité" - Blog énergies de la mer Rédacteur : Claire Vaille, Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
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